Poésie

L’illuminée farandole

Fraîche opale ornant l’armature de mon esprit,
Oh Marine ! Suave créature aux contours voluptueux, je tiens vos épaules comme deux pommeaux d’Or et j’y fait reluire mon oeil dans le reflet qu’alimente votre peau,

Je n’égare rien qui soit inutile à votre enchantement,
et même j’invente par là des grâces qui vous soient dociles, des menus extatiques, des farandoles où vos pieds tissent la joie pure, tandis que vous vous esclaffez l’onde de votre présence irradie mon être,

Je suis de vous ivre, le vin même ne saurait être aussi pourpre que vos joues, c’est là même où ma bouche tricotent ses prestes baisers faisant de votre peau un habit noble à se vêtir, vous êtes un continent où le vallon de vos hanches appellent le désir, où l’agilité de mes membres s’émerveillent de leurs propres appétits,

Et que dire de l’humour qui parfume toute votre personne, un rire de vous et toute la ville s’époumone de concert, le bastringue virevolte jusqu’à vos pieds, la rue aboie de par sa foule bigarrée, n’y tenant plus la voilà
qui brinqueballe ses esgourdes endormies pour y réveiller l’extase ! Et je suis avec vous, chère Amour! Je danse allègrement, fraîche opale !

Bien à vous Marine,

Je vous aime ..

AnthonyPERROT©

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Marine, mon fort marin !

Tu es dans mon âme comme le corail est installé sur les hanches des côtes, créature divine pralinée, délicieuse femme ! Tu es mon ambre étincellement auquel je me pare l’esprit, tu es l’élan vital de mes fibres, tu fais vivre de concert tout le végétal de mon être, je pousse par ta lumière !

Je ne vis que pour être ton bourgeon, être sur tes branches merveilleuses, devenir le ruisseau où ta sève circule, naviguant dans un paysage de verdure, où la lumière pleut. En tant que bourgeon, j’éclos par tes baisers et grandi par ton amour, mes pétales s’ouvrent à mesure que l’opéra de tes sens chantent, et nous dansons allègrement comme le vent aime faire danser les feuillages d’été.
Fastueux les élans de ta gourmandise, elle est un rire sur le bout de ta langue dont je m’empresse de l’enrouler autour de la mienne, torsade passionnée où la volupté libère son parfum, je m’enivre sous le commandement de ta flore, le jardin de tes yeux !

Je n’ai point d’autre encrage que le dessein d’être la chlorophylle animant la tessiture de ton âme, d’être le peintre de tes cellules, de t’élever au-dessus du monde comme le soleil élève l’arbre le plus puissant, je me fais valet au pied de ta Noblesse, ou en tant que chevalier t’être le plus adroit des boucliers.

Si l’océan gronde je suis prêt d’être la coque de ton bateau, de recevoir les coups des vagues, que mes poutres soient dévorées par l’humidité, de faire bloc face aux intempéries, de gonfler mon plastron, les yeux rivés vers le courage et d’avancer tous les deux vers des contrées oniriques, que les cieux bouffis d’orages s’écartent en nous voyant ! Nous irons pénétrer l’enchantement par la Force, de faire la guerre aux mines déconfites, car le monde se meurt, il faut être sculpteur d’espérance et décongeler l’hiver terrestre.

Je t’écris avec la langue de mon esprit,

et je t’embrasse avec …

Je t’aime,

Ton Homme,

AnthonyPERROT©