Biographie – Parcours

BIOGRAPHIE – PARCOURS

Né le 21 décembre 1986 à Clermont-Ferrand.

À 16 ans j’ai eu le privilège lors d’un voyage de classe en Italie, d’admirer la fine fleur de l’Art de la
Renaissance sous Laurent de Médicis et les joyaux de l’Art antique à Rome. Tout est parti de là même si, déjà, le dessin était ancré en moi depuis bien plus longtemps mais c’est bien à partir de cette période que la peinture est entrée dans ma vie. Plus tard j’ai suivi des études dans l’industrie du verre au lycée Jean Monnet à Yzeure (03) et plus tard au CERFAV (Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verriers) à Vannes-le-Châtel (54).

C’est dans ce dernier que j’ai pu développer ma pensée artistique plus profondément notamment grâce à de nombreux cours d’Arts plastiques et expérimenter au fil des ans mon style qui, aujourd’hui , est arrivé à maturation. J’ai pu découvrir des références qui m’ont permis d’élargir mon esprit dans des champs nouveaux et dépasser certaines conventions, et je pense en particulier à Giacometti, Gerhard Richter, Picasso, Matisse, Marcel Duchamp, Pasolini, Jodorowsky, Tristan Tzara et bien d’autres.

Mon travail est un perpétuel questionnement sur la réalité dans lequel l’être humain baigne depuis sa naissance, dans le quotidien le plus banal qui soit, et pourtant il y a dans les interstices des choses à révéler et c’est là que tout commence vraiment. Mes travaux récents sont basés sur l’autoportrait dans un procédé que l’on peut appeler « Oeil de boeuf » (voir Le Parmesan ou Escher pour une très rapide comparaison mais non comme une influence), ce « procédé » me permet d’entrer plus en avant dans l’oeuf de l’être et surtout d’en être l’acteur, le témoin direct.

Rimbaud disait d’ailleurs : “La poésie ne rythmera plus l’action, elle sera en avant.”
C’est une phrase clé pour moi, et je pense que l’autoportrait n’est pas assez abordé en tant que tel, en tant qu’Art, seul. Il faut être au coeur de son action, au coeur même de la peinture, diriger son propre orchestre émotionnel, et pourquoi les peintres devraient-ils se cacher ? L’autoportrait existe depuis longtemps, certes, mais le peintre bien souvent se sert d’une tierce personne (modèle) pour échafauder sa pensée ou par le biais de son imagination, seule, mais jamais il ne s’épanche sur son propre cas, terreau si familier et pourtant si lointain. Il faut balayer devant sa porte dit-on, donc tout commence par soi, en soi, ce qui n’exclut en rien l’autre, son semblable.

La peinture est un moyen d’exercer les pleins pouvoirs de l’esprit sur le réel, révéler les particules
poétiques cachées sous l’humus de la matière, retendre les os du cosmos à travers le regard du
spectateur. L’Art n’est rien, la vie est tout, c’est la raison pour laquelle il faut encore peindre, atteindre la vie pour découvrir, peut-être, ce qu’est l’Art. La machine humaine fabrique sans cesse des images où la publicité détruit un peu plus chaque jour l’odorat rétinien, la foule ne sait plus sentir la beauté du monde. L’oeil ne fait pas tout, il faut aller plus loin que la pointe de l’horizon au bout du nez. Regarder n’est pas voir car la vue baisse à force de vouloir percer l’objet. La vraie vue de l’objet se trouve ailleurs, les aveugles ont tout compris.

Restaurer la vraie vue de l’objet hors des prisons rétiniennes qu’impose le monde contemporain,
proposer au public autre chose qu’un énième rabâchage du morne quotidien. Le regard, seul, n’est plus le garant de la vision des choses, il y a bien autre chose à percevoir, et la poésie est là pour le dévoiler.

 

EXPOSITIONS

« Les flammes en désir » Du 10/09 au 1/10/2016. Pôle culturel. Dompierre-sur-Besbre (03).

« Gargantu’Art » Du 3/06 au 26/06/2016. Ateliers du Chapeau Rouge. Souvigny (03).

« Flambée d’acrylique sur table » Du 20/09 au 24/12/2014. Le grand café. Moulins-sur-Allier (03).

« Constellations d’âmes » Du 15/02 au 22/03/2014. Atelier 17. Moulins-sur-Allier (03).

 

SITES

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