Peinture / L’âme-pesanteur

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Peinture terminée, enfin.

Tout n’est pas travaillé finement, l’essentiel est dans le portrait. Mais mes travaux futurs gagneront en qualité, car artistiquement j’apprends seul, sur le tas ou en observant les grands maîtres. L’essentiel n’est jamais d’avoir une finition «parfaite» mais une finition vivante, vibrante et personnelle.

Notre âme n’est pas un bec de gaz suspendu dans la réalité et vulgairement enfermée dans son «enclos crânien» mais elle vibre et existe au-delà de ce que nous croyons. Le fil à plomb n’est là que pour rappeler au commun des mortels combien notre réalité telle que nous la voyons est fausse. Car cet outil doit normalement indiquer une verticalité, mais dans cette situation et si cela était réalisé en vrai et bien ce serait impossible. C’est ce que j’appelle «L’âme-pesanteur».

Que nous le voulions ou non notre conscience (voir les travaux du Dr Jean-Jacques Charbonier à propos de la conscience extra-neuronale) est «en état d’apesanteur» permanente, elle ne se réduit donc pas à notre enveloppe corporelle. Mais il ne faut pas non plus ne penser qu’à cet état où les dimensions se croisent, il faut au contraire vivre encore plus profondément, savoir que nous sommes infiniment bien plus qu’une âme ou qu’un corps, chacun de nous est une puissante étincelle qui jaillit d’une incommensurable énergie divine qui s’appelle Dieu pour les uns ou Cosmos pour les autres.

Sachant tout cela je pense qu’il faut s’enivrer de la vie sans plus attendre, jouir de l’existence, et seul un grand poète peut l’exprimer. Voici un poème de Charles BAUDELAIRE:

ENIVREZ-VOUS

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

L’âme-pesanteur

(Autoportrait n°01)

Acrylique sur toile

33 x 24 cm.

AnthonyPERROT©

En vente sur : http://www.anthonyperrot.com/l-ame-pesanteur-f248408.html

Si vous souhaitez retrouver mes peintures ainsi que mes recherches plastiques et
découvrir par la même occasion d’autres artistes sur le site Littérart’ture (où je vais très bientôt apparaître), cliquez sur ce lien:
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